Europe. Selon les derniers chiffres du CMBOR (Centre for Management Buy-out Research), publiés dans la revue European Management Buy-out Review, le marché européen des transactions, hors Royaume-...

Europe. Selon les derniers chiffres du CMBOR (Centre for Management Buy-out Research), publiés dans la revue European Management Buy-out Review, le marché européen des transactions, hors Royaume-Uni, pèse aujourd’hui six fois celui de 1995. Selon cette étude, commanditée par Deloitte & Touche et Barclays Private Equity, l’Allemagne arrive en tête, la valeur des acquisitions y ayant presque quadruplé pour un total de 15 milliards d’euros. L’Allemagne bat ainsi de 8,5 milliards d’eurosi le record détenu par la France en 1999. ; Par rapport à 1999, les rachats d’entreprises en Europe continentale ont progressé de 16 % en valeur (37,4 milliards d’euros), malgré une stagnation du nombre total de transactions. En outre, la tendance vers de grosses opérations s’est confirmée. La valeur moyenne des transactions réalisées en Europe en 2000, hors Royaume-Uni a atteint 74,3 millions d’euros, contre 64,2 millions en 1999. La moitié des 22 plus grosses acquisitions ont été réalisées en Allemagne. 69 % de la valeur totale du marché correspondent à 7 % seulement des transactions. Le nombre de rachats de plus de 250 millions d’euros est passé de 29 à 35 en 2000. On note, en revanche, en France, une augmentation des transactions les plus petites. La valeur totale des acquisitions britanniques s’est élevée à 37,5 millions d’euros, en progression de 38 % par rapport à 1999 (27,1 millions d’euros). La valeur totale des acquisitions au Royaume-Uni est donc marginalement supérieure à celle observée dans le reste de l’Europe. En 2000, malgré une baisse en volume de 6 %, la France reste le pays le plus actif dans le domaine des acquisitions (133 transactions). Elle représente 25 % du volume des transactions d’entreprise en Europe continentale. Elle est suivie par les Pays-Bas (75) et l’Allemagne (69). La valeur moyenne des transactions réalisées en France est passé de 58 millions d’euros en 1999 à 56 millions en 2000. Les industries de transformation et les télécommunications avec une valeur de 6,2 milliards chacun se partagent la première place, suivis par l’industrie papetière, l’imprimerie, l’édition et l’industrie chimique. Les rachats dans le secteur des technologies (71) représentent 14 % de l’ensemble des transactions et 18 % de la valeur totale pour 2000 (7,1 milliards d’euros). (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 11/07/2001)