En ces temps d'économies, le gouvernement britannique s'intéresse au numérique appliqué à ses services. Le cabinet EMC prend le train en marche et recommande, entre autres, une évolution des infrastructures, une sensibilisation des fonctionnaires, mais aussi une ouverture à des solutions open source.

Transformation digitale: Le service public britannique doit mettre les bouchées doubles

L'effort de numérisation du secteur public britannique se poursuit. Le Spending Round de cette année, équivalent britannique de la Révision générale des politiques publiques, souligne les bienfaits de la transformation numérique pour les plans d'économie du gouvernement. En effet, le passage au digital dans les sphères administratives et publiques pourrait engendrer une économie de 800 millions de livres sterling d'ici mai 2015. Et ce, en réformant en particulier le service judiciaire et en y instaurant des plate-formes numériques. Russell Poole, directeur du département du secteur public chez EMC UK, un cabinet de conseil spécialisé, a fait à cet égard huit recommandations. Ces conseils visent, à terme, à accélérer l'adoption de services numériques et à les pérenniser en tant qu'outils quotidiens.

Le problème du changement d'infrastructure

Russell Poole distingue plusieurs étapes pour mener à bien la numérisation des services publiques britanniques. Avant toute chose, il préconise un changement des infrastructures informatiques, souvent vétustes, qui freineraient le mouvement vers la numérisation. Cette évolution amènerait de grandes économies et une plus grande flexibilité. A noter qu'il existe d'autres échos à ce point de vue. Le Network Barometer 2013 indique, lui, qu'au contraire, l'architecture des réseaux ne peut être modifiée à l'envie.  Les cycles de vies des composants informatiques sont bien trop rapides pour être suffisamment mis à jour. Néanmoins, si cette transformation s'opère, elle irait dans le sens de la mise en place du programme G-cloud, qui vise une démocratisation des services d'informatique en nuages dans le secteur public d'Outre Manche.

Savoir s'adapter à de nouvelles technologies

Ce travail de réorganisation interne interroge aussi la capacité du gouvernement à introduire de nouveaux processus et de nouvelles politiques. Mal maîtrisés ou mal compris, de nouveaux logiciels et architectures pourraient vulnérabiliser les organisations pas forcément préparées et/ou sensibilisées aux attaques informatiques et aux pertes de données. Russell Poole insiste de ce fait sur l'introduction rapide de mesures internes pour éviter de tels résultats, faute de prévention. Une étape reste par ailleurs à franchir dans l'utilisation des programmes en Open Source. Russell Poole n'est pas le premier à clamer la puissance fournie par les logiciels libres. Ils encourageraient, entre autre, plus de travail de collaboration en interne.

Rédigé par Guillaume Parodi
Rédacteur