Le spam commence à coûter cher à ceux qui l'envoient. Aux Etats-Unis, un tribunal a condamné trois sociétés à payer des dommages et intérêts colossaux. Le bénéficiaire n'est autre qu'un...

Le spam commence à coûter cher à ceux qui l'envoient. Aux Etats-Unis, un tribunal a condamné trois sociétés à payer des dommages et intérêts colossaux. Le bénéficiaire n'est autre qu'un fournisseur d'accès Internet qui avait porté plainte contre 300 expéditeurs de spam. En 2000, le FAI avait recensé jusqu'à 10 millions de courriers indésirables reçus sur ses serveurs chaque jour. Le tribunal a aujourd'hui condamné trois de ces sociétés : - AMP Dollar Savings, Arizona : 720 millions de dollars - Cash Link Systems, Floride : 360 millions de dollars - TEI Marketing Group, Floride : 140.000 dollars. Au total, les dommages et intérêts s'élèvent donc à un milliard de dollars. Il s'agit de la plus grosse peine jamais infligée à des spammeurs ! Seulement, le FAI a peu de chances de voir la totalité de cette somme, dans la mesure où les trois sociétés incriminées n'ont pas d'existence légale. Qu'à cela ne tienne, le FAI maintient ses plaintes, et espère que sur les 300 sociétés qui seront jugées, certaines paieront effectivement des dommages et intérêts. En France, la justice est plus clémente avec les spammeurs. La Commission nationale informatique et liberté (Cnil) a fait chou blanc lors d'un procès qui se tenait ces jours-ci et qui jugeait la société Alliance bureautique service, pour collecte déloyale de données nominatives et envoi massif de courriers électroniques publicitaires non sollicités. Celle-ci a simplement été relaxée par le tribunal, mais la Cnil a annoncé qu'elle porterait l'affaire devant la Cour d'appel. (Atelier groupe BNP Paribas - 21/12/2004)