agriculteurs. On le sait, les mécanismes agricoles communautaires dépendent largement des fluctuations monétaires. En permettant de dégager de nouvelles marges de manoeuvre budgétaires, l'euro devra...

agriculteurs. On le sait, les mécanismes agricoles communautaires dépendent largement des fluctuations monétaires. En permettant de dégager de nouvelles marges de manoeuvre budgétaires, l'euro devrait faciliter les réformes. Pour l'agriculture européenne, l'euro va permettre de créer un nouveau rapport de forces avec les Etats-Unis. L'euro contribuera, selon Bruxelles, à asseoir la prospérité agricole de l'Europe, deuxième exportateur mondial en la matière derrière les Etats-Unis. Les échanges agricoles internationaux, tous libellés en dollars aujourd'hui, subissent les fluctuations du billet vert. L'euro devrait rééquilibrer les relations monétaires et commerciales et permettre à l'Europe agricole de défendre ses intérêts face au dollar. ° Pour le budget agricole commun, l'euro est un facteur d'économies. Aujourd'hui, les systèmes agri-monétaires coûtent au budget communautaire entre 1 à 1,5 milliard d'Ecus par an. Ces dépenses seront mécaniquement réduites grâce à l'euro. ° Face à la monnaie unique, les exploitants agricoles méridionaux se montrent attentistes, l'échéance leur paraissant trop lointaine. Ils sont convaincus de pouvoir faire face en temps et en heure. ° Selon le président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), Luc Guyau "nous sommes pour la monnaie unique sans aucune arrière-pensée". ° Ayant mis en place un "mini-audit" interne sur l'euro, Bourgoin SA, le leader français de la viande de volaille, craint un durcissement de ses relations avec les grandes surfaces. (Dossier de trois pages - La Tribune - 28/10/1997)