Au cours du second semestre 1998, le constructeur informatique néerlandais Tulip Computers estime être en mesure de dégager un résultat à l’équilibre et de renouer en 1999 avec les bénéfices. Son ...

Au cours du second semestre 1998, le constructeur informatique néerlandais Tulip Computers estime être en mesure de dégager un résultat à l’équilibre et de renouer en 1999 avec les bénéfices. Son chiffre d’affaires devrait atteindre en 1999, 250 millions de florins (750 millions de F), contre 230 millions cette année, loin toutefois des 461 millions réalisés en 1997. Sauvé en juillet par la société d’investissement néerlandaise Royal Begemann Group, Tulip reconnaît que les lourds investissements consentis en 1997 et début 1998 sont les principaux responsables de ses récentes difficultés. Non seulement, 100 millions de florins ont été investis dans une nouvelle unité de production, mais Tulip a racheté la marque Commodore et mis en place un nouveau système de gestion intégrée. La nouvelle direction a conclut avec Ingram Micro Frameworks, l’un des grands acteurs de la sous-traitance informatique, un accord de location et de reprise des 145 employés de cette usine. Désormais, cette dernière société assurera la fabrication des PC de Tulip et sa logistique. Par ailleurs, la société a décidé de faire appel à des sous-ensembles standards comme les cartes mères Intel. Désormais Tulip ne comptant plus que 230 personnes et se limitant à six marchés nationaux au lieu de neuf, estime avoir suffisamment réduit ses prix de revient pour redevenir compétitif sur le marché professionnel européen. L’an dernier, Tulip a commercialisé 200 000 micro-ordinateurs. Son nouveau seuil de rentabilité se situe désormais à 120 000 machines par an. (Les Echos - 23/09/1998)