Ubi Soft ne devrait avoir aucun mal à atteindre les objectifs de hausse de ses bénéfices qu’il s’était fixés, voire de les dépasser, comme on le verra dans deux jours lors de la présentation de ...

Ubi Soft ne devrait avoir aucun mal à atteindre les objectifs de hausse de ses bénéfices qu’il s’était fixés, voire de les dépasser, comme on le verra dans deux jours lors de la présentation de ses résultats sur l’exercice clôt au 31 mars 2003. Les bonnes ventes de plusieurs de ses jeux lui ont permis de terminer relativement brillamment une année plutôt mal débutée. Au premier semestre de l’exercice 2002/2003, Ubi Soft accusait en effet une perte d’exploitation de 54,7 millions d’euros, mais la sortie de plusieurs jeux à fort potentiel de ventes à permis de relancer les profits. « Splinter Cell » et « Ghost Recon », principalement, deux jeux d’action inspirés des romans de Tom Glancy, un auteur américain de thriller, ont réalisé de très belles performances, 3,6 millions d’exemplaires vendus pour « Splinter Cell » par exemple. Selon les analystes, l’Ebitda devrait donc se situer entre 35 et 40 millions d’euros, le bénéfice net entre 6,9 et 12,9 millions d’euros, le bénéfice d’exploitation aux alentours de 39 millions d’euros, en hausse de 26 % par rapport au 31 millions réalisés sur l’exercice précédent, ce qui porterait la marge dUbi Soft à 8,6 % du chiffre d’affaires de 453 millions d’euros. Mais ce qu’attendent réellement les analystes, ce sont les prévisions d’Ubi Soft pour l’exercice en cours. Les analystes estiment que la croissance du chiffre d’affaires de l’éditeur devrait progresser de 14 à 22 % et la marge opérationnelle de 8,8 à 9,7 % sur l’exercice 2003/2004. Le catalogue de jeux vidéo présenté au salon E3 de Los Angeles recèle des produits au potentiel certain, ce qui devrait aider à la poursuite de la hausse de l’action d’Ubi Soft qui a déjà fait un bond de 60 % cette année : « Prince of Persia : the Sands of Time », suite d’un jeu vidéo mythique, devrait être une des clefs des bons résultats du groupe. (Atelier groupe BNP Paribas – 24/06/2003)