Selon l'AFP, 3 associations américaines de défense des consommateurs ont adressé une requête à la FTC (Federal Trade Commission), le régulateur américain, pour qu'elle enquête sur les possibles...

Selon l'AFP, 3 associations américaines de défense des consommateurs ont adressé une requête à la FTC (Federal Trade Commission), le régulateur américain, pour qu'elle enquête sur les possibles risques qu'un rachat de DoubleClick par Google entraînerait pour la confidentialité des données personnelles des internautes. Elles demandent à l'autorité de bloquer la transaction tant que Google n'aura pas apporté de réponses.
 
La semaine dernière, la firme de Mountain View avait en effet annoncé le rachat de la régie publicitaire sur Internet pour 3.1 milliards de dollars. Cette acquisition avait immédiatement fait bondir Microsoft, qui craint une tentative de leadership sur la publicité. Aujourd'hui, 3 associations, l'Electronic Privacy Information Center (EPIC), le Center for Digital Democracy (CDD) et le US Public Interest Research Group (US PIRG), emboîtent le pas à la firme de Redmond et s'insurgent contre un risque de monopole sur la publicité en ligne par Google.
 
Le moteur de recherche dispose déjà, grâce à ses propres services comme son moteur de recherche ou sa boîte électronique Gmail, de nombreuses données sur les internautes (adresse IP...).
 
DoubleClick, de son côté, détient des informations sur le comportement des internautes, qu'elle propose ensuite à ses clients, parmi lesquels AOL ou MySpace, pour qu'ils ciblent mieux leur public. La fusion de ces deux bases de données pourrait dès lors constituer une gigantesque mine d'informations sur la vie privée des internautes. Et donc représenter un réel danger, tant de la part des pirates informatiques que de certains gouvernements qui pourraient demander à Google de les laisser accéder, dans certains cas, à sa base de données.
 
Les associations précisent, dans des propos rapportés par l'AFP, que "le rachat de DoubleClick permettra à Google de retracer à la fois les recherches sur l'Internet d'un utilisateur et les sites qu'ils a consultés, [ce qui] menace la protection des données privées de 1.1 milliard d'internautes, dont 233 millions en Amérique du Nord et 314 millions en Europe".
 
C'est pourquoi les 3 associations demandent à la FTC de suspendre la transaction tant que le moteur de recherche ne se sera pas engagé à respecter les données privées qui circulent sur son réseau. Voilà qui devrait rassurer Microsoft...
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 25/04/2007)