SFR et Orange viennent de se lancer dans la 3G avant les fêtes de Noël… Le bilan des premiers abonnements en janvier devrait toutefois être modeste. Certes, leurs réseaux UMTS sont opérationnels dans la plupart des grandes villes de France...

Fait marquant : 3G en France : SFR et Orange, vraiment en avance sur Bouygues ?
SFR et Orange viennent de se lancer dans la 3G avant les fêtes de Noël… Le bilan des premiers abonnements en janvier devrait toutefois être modeste. Certes, leurs réseaux UMTS sont opérationnels dans la plupart des grandes villes de France. Certes, Bouygues Telecom n'a pas souhaité entrer dans la course de l'UMTS et préfère mettre en place une technologie alternative (EDGE : 250 kbit/seconde contre 384 kbit/seconde pour l'UMTS) d'ici fin 2005 pour 80 % de la population française.
Mais Bouygues Telecom est-il pour autant en retard ? Rien n'est moins sûr si l'on considère qu'il devrait dépasser le cap du million d'abonnés à ses services i-mode fin 2004. Rappelons à ce sujet que l'i-mode permet déjà le téléchargement de contenus numériques sur son mobile (chansons, clips, images…), ce qui est l'une des grands applications vantées par la 3G, en plus de la fameuse visiophonie dont on ne sait si elle séduira les consommateurs.
Rien ne sera joué avant 18 mois, mais l'on sait déjà qu'au Japon - qui compte aujourd'hui plus de 8 millions d'abonnés 3G - l'opérateur KDDI qui a attaqué le marché avec une technologie intermédiaire (le CDMA 2000 plutôt que le W-CDMA cf" Foma") a failli damé le pion à NTT DoCoMo. La cause ? La différence technologique de débits n'a pas fait le poids face aux problèmes d'usages : batteries trop faibles, problèmes de réseaux, coût des abonnements et terminaux, différences très relative avec le CDMA 2000…
Points forts :

Effet "boule de neige" des campagnes marketing
Bon taux de renouvellement des téléphones portables
Applications séduisantes : téléchargements d'extraits audiovisuels (musiques, news…)

Principales faiblesses :

Valeur ajoutée par rapport à l'i-mode ?
Coûts toujours élevés des terminaux et abonnements
Vie privée moins sauvegardée avec la visiophonie