Minitel. Présent sur Internet dès février 1996, Dégriftour réalisait déjà fin 1997, 10 % de son chiffre d’affaires sur Internet. Fin 1998, une vente sur quatre sera ainsi finalisée. Mais il n’e...

Minitel. Présent sur Internet dès février 1996, Dégriftour réalisait déjà fin 1997, 10 % de son chiffre d’affaires sur Internet. Fin 1998, une vente sur quatre sera ainsi finalisée. Mais il n’est pour autant question d’abandonner le Minitel “alors que de nombreux sites télématiques sont en chute libre, la baisse de notre chiffre d’affaires par Minitel n’est que de 3 à 4 %”. La croissance des ventes sur Minitel étant égale à celle d’Internet, le directeur général indique “nous devons observer une totale neutralité vis-à-vis des moyens utilisés par notre clientèle et le développement d’Internet doit aller au rythme que souhaite celle-ci”. Via sa filiale Activnet, le groupe dispose d’un outil central de gestion de l’offre et de traitement des réservations. Dupliqué pour gérer séparément le Minitel et ses sites web, cet outil a permis de réduire de moitié les délais d’information du client sur le suivi de sa commande. Très complet et convivial, le catalogue électronique permet de proposer des produits émanant de petites fournisseurs. Bien que Dégriftour valide chaque information modifiée, la remise à jour se fait en temps réel “demain nous pourrons ajouter des images vidéo”. 72 % des consultations via Internet se font au sein de la famille, contre 57 % pour celles réalisées par Minitel. Grâce à la redevance téléphonique, Dégriftour fait payer les frais de dossier de ses clients par ceux qui appellent ses différents sites en 3615 (5 millions de connexions par an). En revanche, le client passant par Internet doit payer 100 F pour frais de dossier “très peu s’en étonnent” note Pierre Alzon, le directeur général. Envisageant un accord de partenariat avec l’un des grands opérateurs mondiaux, comme Microsoft (des discussions sont ouvertes depuis deux ans), Pierre Alzon indique “aujourd’hui nous touchons les expatriés, les technophiles qui refusaient le Minitel et une clientèle internationale pour laquelle tous nos sites seront bilingues anglais-français dès le début de 1999”. (Le Figaro Economie - 28/09/1998)