Selon une étude réalisée par Sofres Communication Financière pour le compte du Conseil National du Crédit et du Titre, la part de marché des banques « virtuelles » reste très faible en mai 2001, com...

Selon une étude réalisée par Sofres Communication Financière pour le compte du Conseil National du Crédit et du Titre, la part de marché des banques « virtuelles » reste très faible en mai 2001, comparativement aux grands établissements de réseau : 1 % des Français de 15 ans et plus en sont clients, soit près de 450 000 personnes. Cette clientèle est essentiellement constituée d’hommes, de moins de 55 ans, d’actifs aisés, d’habitants des régions parisienne et Méditerranée ainsi que de détenteurs de produits financiers autres que des comptes ou livrets d’épargne. 8 % des Français de 15 ans et plus, soit environ 3,6 millions de personnes, ont déjà consulté des sites d’établissements bancaires traditionnels. Cette consultation est plus fréquente chez les plus jeunes, les catégories socioprofessionnelles « aisées », les détenteurs de valeurs mobilières, les habitants de la région parisienne, et les Français dont les revenus mensuels nets du foyers sont inférieurs ou égaux à 15 000 F. Le gain de temps et la possibilité d’effectuer des opérations à n’importe quelle heure sont les principaux atouts d’Internet dans le domaine bancaire. La possibilité de comparer les offres de banques ainsi que la compétitivité des tarifs arrivent loin derrière. 96 % des Français se sont connectés à des sites bancaires pour consulter ou rechercher des informations (consultation des comptes, des dépenses en carte bancaire …). 52 % des utilisateurs ont déjà réalisé des opérations impliquant un transfert de fonds (essentiellement des virements). 38 % d’entre eux déclarent néanmoins avoir eu un contact direct avec leur banque, pendant ou après l’utilisation, sur l’opération en question. 79 % des personnes interrogées déclarent se sentir aussi à l’aise avec Internet pour effectuer des opérations bancaires qu’en utilisant des moyens plus traditionnels. 13 % seulement émettent un sentiment contraire. 11 % de détenteurs d’actions de sociétés cotées utilisent Internet pour gérer leur portefeuille, dont 7 % à des fins de transactions, soit respectivement près de 700 000 et 430 000 personnes. 67 % d’entre eux utilisent exclusivement les services de bourse en ligne de leur banque, alors que 13 % utilisent exclusivement les services de bourse d’un courtier en ligne. 16 % utilisent les deux types d’intermédiaires. Là aussi, la rapidité d’exécution des ordres, la possibilité de faire des opérations à n’importe quelle heure, la simplicité d’utilisation arrivent en tête des motifs d’utilisation d’Internet. Sur le total des ordres en bourse effectués au 1er semestre 2001, 62 % des utilisateurs d’Internet les ont intégralement passés sur Internet. 2 actionnaires sur 3 seulement utilisent, en plus d’Internet, un autre mode de passation. (Christine Weissrock – Atelier BNP Pribas – 4/10/2001)