Pour populariser la projection d'images en hologramme, en entreprise ou à domicile, il est possible de passer par la Kinect de Microsoft et par trois processeurs graphiques capables de traiter les images.

La vidéoconférence en holographie tient en une console

L'affichage holographique d'images utilisé pour des visioconférences ? C'est ce qu'on peut bientôt espérer, si l'on se réfère à une équipe du MIT. Celle-ci a mis au point un système qui repose tout simplement sur la console Kinect (développée par Microsoft), pour capturer des données ensuite retransmises via un système d'affichage holographique. Pourquoi s'intéresser à un tel système quand la 3D est en passe de se populariser ? Parce que, expliquent les scientifiques, les images en trois dimensions restent filmées depuis une perspective unique. Alors qu'une image en hologramme permet de représenter un individu sous tous ses angles.

Une console et des processeurs graphiques

Techniquement, le prototype s'appuie sur la console de Microsoft, capable d'enregistrer quinze images à la seconde. Ainsi que sur trois processeurs graphiques, qui calculent des franges de diffraction pour obtenir une image finale. Ces dernières étant la combinaison entre l'onde émise par une source laser et celle réfléchie par l'objet. Ce qu'il faut noter, c'est que les processeurs peuvent être installés sur un ordinateur grand public qui reçoit toutes les données transmises par la caméra de la console via Internet. Enfin, les images traitées sont restituées sur un écran d'affichage holographique. "Ce que nous voulions, c'est faire de l'holographie un produit de consommation courante", souligne ainsi Michael Bove, responsable du projet.

Améliorer l'illusion du mouvement

Par comparaison, d'autres systèmes existent déjà, comme celui réalisé par l'université de l'Arizona, qui utilise seize caméras pour capturer les données. Reste que pour le moment, le nombre d'images capturées par seconde n'est pas suffisant. Mais, jugent les scientifiques, la Kinect devrait prochainement pouvoir produire vingt-quatre, puis trente images par seconde. Ce qui permettra de créer l'illusion d'un mouvement continu comme à la télévision. Autre chose : le système d'affichage holographique, dont la taille est encore conséquente, reste cher à produire. Mais, souligne le MIT, des supports plus compacts et moins chers à produire devraient pouvoir être prochainement mis au point.