La firme de Redmond vient de perdre une bataille judiciaire face à l'entreprise sud-coréenne P&IB dont elle avait utilisé des technologies pour sa suite bureautique Office. En 1997, le...

La firme de Redmond vient de perdre une bataille judiciaire face à l'entreprise sud-coréenne P&IB dont elle avait utilisé des technologies pour sa suite bureautique Office.
 
En 1997, le professeur Lee Keung-Hae avait déposé des brevets relatifs à la traduction automatique du coréen vers l'anglais. Ces mêmes brevets avaient été rachetés en 2000 par la société sud-coréenne P&IB. Mais Microsoft avait ensuite inclus les technologies développées par le professeur dans sa suite bureautique Office.
 
L'offensive ne s'est pas faite attendre. En 2000, M. Lee Keung et P&IB avait réclamé auprès de la justice sud-coréenne des dommages et intérêts à Microsoft pour violation de brevets. L'affaire n'a pas été rapidement jugée car la firme de Redmond avait, de son côté, déposé une demande requérant l'annulation des brevets détenus par Lee Keung-Hae.
 
En possession de ces éléments, la Cour suprême de Corée du Sud a rendu son jugement vendredi 24 novembre. Elle a finalement rejeté la demande de Microsoft de non application des brevets et a estimé que ceux-ci ont bien été utilisés dans Office pour la traduction automatique coréen-anglais.
 
En vertu de cette décision, Microsoft pourrait bien devoir retirer du marché coréen sa suite bureautique s'il s'obstine à utiliser les brevets incriminés…
 
Par ailleurs, l'entreprise P&IB a réclamé à l'éditeur américain des dommages et intérêts s'élevant à 61,4 millions d'euros. Mais pour le moment, Microsoft refuse d'accéder à cette requête. "Nous avons porté une autre affaire en justice avec de nouvelles preuves démontrant que les technologies concernées n'ont rien de nouveau", a répliqué l'avocat coréen de Microsoft, Chung Jae-Hoon.
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 29/11/2006)