Pour de nombreuses entreprises qui lancent leurs applications mobiles, de multiples questions se posent, notamment sur leur bon fonctionnement ou les performances. La virtualisation pourrait être une voie à suivre.

La virtualisation pour tester les applications

Dans l’édition et le développement d’applications, les tests, avant la diffusion, sont devenus très importants. Pour cela, la virtualisation pourrait permettre d’analyser le bon ou le mauvais fonctionnement d’une application et par la suite augmenter ses performances avant son lancement auprès des utilisateurs de Smartphones. Comment ? En virtualisant le réseau mobile, il devient possible d’effectuer des tests sur un réseau «parallèle» mais identique, sans perturber le réseau «réel». Cette innovation, notamment proposée par Shunra, pourrait devenir précieuse pour les développeurs, qui pourront isoler les défaillances et les dysfonctionnements des programmes des applications, lors de leur conception. Pour Bill Varga, directeur général de Shunra, «  les applications mobiles représentent un avantage concurrentiel et un outil de communication important pour les entreprises, pour se faire connaître et apprécié des utilisateurs de smarphones. Il est donc essentiel que leur fonctionnement soit le plus efficace possible.»   

Des services de plus en plus étendus

Des sociétés telles que Shunra ou Crashlytics proposent même des fonctionnalités avancées telles que la décodage streaming HTTP en direct, pour être ensuite capable de l'analyser, et de fournir une qualité de streaming vidéo et audio supérieur. Elles apportent également une amélioration des rapports analytiques. Ces méthodes et ces outils peuvent générer 30 à 40% de performances supplémentaires. Pour sa part, IBM a mis en place une plateforme de test fonctionnant dans le Cloud, qui permet une méthodologie de tests en continu lors du développement d’applications mobiles.

Trop de mobiles rendent la tâche difficile

Ce type de méthode pourra également aider les développeurs d’applications confrontés aux nombreux modèles de mobiles tels que Samsung (chez qui l’on recense plus de 300 types de téléphones différents fonctionnant sous Androïd) ou bien encore Apple. Les modèles de la marque américaine (3GS, 4G,4S) fonctionnent en effet sous différentes évolutions du système d’exploitation iOS, ce qui ne facilite pas la mise au point des applications. Une perte d’argent et de temps, puisqu’il faut alors acquérir tous les modèles et ensuite enregistrer et prendre en compte leurs moindres caractéristiques sur un serveur. Avec la virtualisation, il devient possible de n’avoir qu’un seul environnement portable, qui s’adapte à n’importe quel système matériel sous-jacent.