Leurs noms résonnent encore et toujours dans la tête des spécialistes de la sécurité informatique : Blaster, Sobig, Mydoom... Il y en a d'autres, dont le métier n'a souvent rien à voir avec la...

Leurs noms résonnent encore et toujours dans la tête des spécialistes de la sécurité informatique : Blaster, Sobig, Mydoom… Il y en a d’autres, dont le métier n’a souvent rien à voir avec la sécurité, et qui pourtant se souviennent bien de ce trio. Ce sont les patrons des très petites entreprises françaises et européennes.

Selon une récente étude de TNS-Sofres, 44 % des entreprises françaises de moins de 20 salariés ont été infectées par un virus entre novembre 2003 et janvier 2004. Le taux est très élevé, même si d’autres pays européens affichent des résultats encore plus mauvais : c’est le cas des Pays-Bas (55 %) et de l’Espagne (51 %). L’Italie et le Royaume-Uni sont pratiquement au même niveau que la France (respectivement 43 % et 40 %), tandis que l’Allemagne affiche un score meilleur que ses voisins : 21 % des TPE allemandes ont été infectées sur cette période de référence.

Quelles ont été les conséquences de ces attaques virales sur les TPE françaises ? La moitié d’entre elles ont dû suspendre leur activité pendant plusieurs heures. 36 % ont perdu des données, 18 % ont dû acquérir du matériel informatique et 16 % avouent avoir contaminé certains de leurs contacts professionnels.

Des conséquences qui ont nécessairement un coût. L’on estime déjà à 5.000 euros en moyenne le budget de rétablissement d’un système informatique après l’attaque d’un virus. Suite aux diverses infections de ces derniers mois, il serait naturel de penser que les petites entreprises sont mieux protégées qu’avant. Qu’à cela ne tienne ! Une étude de l’éditeur McAfee révèle que seules 40 % des PME françaises mettent à jour leur antivirus…

(Atelier groupe BNP Paribas – 30/03/2004)