En marge des constructeurs et des conducteurs qui montrent un intérêt marqué pour les systèmes de communication embarqués, d'autres acteurs comme les institutions publiques et les assurances lorgnent sur ces systèmes.

La voiture connectée a de fortes chances de prochainement s'imposer

Le nombre de véhicules équipés de solutions d’assistance embarquées interconnectées devrait augmenter significativement d’ici les cinq prochaines années. 45 millions de systèmes embarqués ou hybrides devraient être installés d'ici la fin de l’année 2011 et il devrait y en avoir jusqu’à 210 millions en 2016 à travers le monde, révèle une récente étude de ABI Research. "Les prévisions sont très optimistes sur le secteur parce que celui-ci intéresse un nombre varié d'acteurs", explique Dominique Bonte, l'un des responsables d'ABI. Première partie prenante impliquée : sans grande surprise, l'industrie automobile elle-même, évidemment. Les entreprises sont ainsi de plus en plus nombreuses qui travaillent sur des solutions embarquées comme le fait Général Motors avec Onstar, ou BMW avec Connected Drive.

Maintenance et communication

Les raisons ? Faciliter la maintenance et mettre au point un canal de communication directe avec l'utilisateur. Les gouvernements sont également de plus en plus nombreux à favoriser les initiatives de ce genre, afin de mettre en place des systèmes de gestion du trafic et de paiement des taxes routières. ABI Research note aussi l'implication des compagnies d'assurance, afin de rationaliser leurs coûts. Côté utilisateurs, la demande est aussi notable, juge le cabinet. En particulier parce que les systèmes connectés permettent d'accéder à de l'information, notamment sur des événements externes : trafic, infotainment (horaires du cinéma le plus proche…).

Des réserves

De la même manière, développer une connexion Wi-Fi dans les voitures permettrait aux usagers de continuer à utiliser leurs appareils portables à bord. Reste que pour y parvenir, plusieurs obstacles sont à dépasser. Notamment auprès de fabricants qui rechignent encore à s'intéresser à ces solutions. "Un grand nombre travaille à des solutions qui sortiront dans un futur proche", explique Dominique Bonte. Et d'ajouter : "Cependant, certains, plus conservateurs, continuent à se demander s'ils peuvent vraiment trouver un modèle d'affaires dedans et une plate-forme technologique de qualité. Ils hésitent du coup à s'allier à d'autres partenaires".