Pour atteindre un public plus large dans le domaine de la voiture électrique, une solution est de recourir à des stations de rechargement sans fil, qui pourront être adaptées aux particuliers.

La voiture électrique se rechargera bientôt sans fil et chez soi

 

Le rechargement sans fil n'est pas chose nouvelle. Mais appliqué aux véhicules électriques et hybrides, cela peut avoir un réel intérêt commercial. En effet, selon Joe Barrett, responsable de la stratégie marketing chez Qualcomm, présent hier au salon Digital Shoreditch, "ce qui bloque encore les individus concernant le fait de posséder un véhicule électrique est de savoir où et quand le recharger". Qualcomm, spécialiste des technologies sans fil propose donc, à la manière de celles que l'on trouve pour les mobiles, des stations de chargement sans fil pour les véhicules électriques qui pourront être placées aussi bien dans n'importe quelle place de parking. Mais également chez le particulier.

Chargement à induction et précision

Et pour cela, le système est composé d'une plaque de transfert placée sur le sol et d'une plaque
réceptrice dans la voiture. Celles-ci, comme de nombreuses technologies sans fil, fonctionnent
à l'induction magnétique. Cela signifie tout simplement que la plaque sur le sol utilise des
aimants pour envoyer de l'énergie (jusqu'à 7 kW) et des données, à la plaque placée dans la
voiture grâce à l'électromagnétisme. Ce qui est néanmoins nouveau concernant la technologie
de Qualcomm est tout d'abord que les plaques de chargement pourront être vendues aux
particuliers pour un chargement chez eux. De plus, il ne sera pas nécessaire de se garer très
précisément sur une place et de s'aligner pour que le chargement soit effectué.
 

Rechargement en marche

Enfin, les plaques de transfert pourront être directement placées sous le béton. Ce qui est
vraiment intéressant, en particulier pour le chargement sans fil en marche. Car le but sur le
long terme pour Qualcomm est de permettre le rechargement en roulant pour éviter que les
voitures électriques tombent en panne sur les grandes artères. Ce qui en soit devrait permettre
une commercialisation plus large des véhicules électriques. "Ces plaques permettront de
réduire la taille des moteurs de ce genre de véhicules et réduira ainsi le coût de fabrication
et d'achat pour les particuliers", conclut Joe Barrett. Ces plaques sont déjà à l'essai avec
50 prototypes se déplaçant actuellement dans les rues de Londres. A noter que l'objectif
de recharger un véhicule quand il est en mouvement fait également partie des priorités de
l'université de Stanford, qui propose d'utiliser un circuit électromagnétique pour permettre aux
véhicules de capter l'énergie.
Rédigé par Aurore Geraud
Responsable éditoriale