Même s'il l'on ne dispose pas pour l'instant de statistiques fiables, on estime actuellement q'un appareil sur dix est déclaré volé ou perdu dans l'année suivant son acquisition. Rappelons qu'il y ...

Même s'il l'on ne dispose pas pour l'instant de statistiques fiables, on estime actuellement q'un appareil sur dix est déclaré volé ou perdu dans l'année suivant son acquisition. Rappelons qu'il y a actuellement plus de onze millions de portables en circulation en France. Selon un enquêteur "les portables sont généralement dérobés à l'insu de leurs propriétaires, mais l'agression peut aussi être violente. Un jeune homme a ainsi été braqué il y a quelques jours dans le Loiret, en pleine rue par deux hommes armés de pistolets automatiques qui voulaient tout simplement lui dérober son appareil". IL faut dire que les opérateurs proposent aujourd'hui des systèmes souples : on peut ainsi utiliser un portable avec une carte achetée auprès d'un buraliste ou tout simplement en tapant un code d'accès au réseau suivi d'un numéro de carte bancaire. Il est donc aujourd'hui devenu possible d'utiliser normalement un téléphone volé. Devant cette explosion des vols, les opérateurs proposent à leurs clients de souscrire des assurances permettant le remplacement de l'appareil ainsi que le remboursement des communications passées par le voleur si celui-ci utilise l'abonnement de sa victime. Certains opérateurs peuvent aussi bloquer la carte SIM du portable, rendant ainsi l'abonnement inutilisable. Bouygues Télécom, pour sa part, bloque non seulement l'abonnement, mais aussi le fonctionnement du portable qui devient alors totalement inutilisable.

Sachez aussi qu'en accord avec la Cnil, les opérateurs conservent pendant un an des renseignements concernant vos appels (identité de celui que vous appelez, le lieu de l'appel, la durée de la conversation ...). Les policiers peuvent aussi écouter en temps réel un portable. Toutefois, si cette opération est réalisable, elle coûte cher. Aussi cette technique onéreuse n'a été mise en place que dans deux zones particulièrement criminogènes, la région parisienne et le Midi de la France, Corse comprise. Cependant, ces prouesses techniques ont des limites que les délinquants savent parfaitement exploiter. Les réglementations variant d'un pays à l'autre sont également un obstacle. (Le Parisien - 21/01/1999)