Pour rassurer sur la fiabilité des systèmes de vote dématérialisés, il est possible d'utiliser un bulletin traditionnel, qu'il suffit de scanner pour que le vote soit envoyé vers une base de données où il sera comptabilisé.

Si le dépouillage manuel des votes est considéré comme long et fastidieux, les systèmes électroniques ne remportent pas encore une totale adhésion. En cause, des problèmes de fiabilité. Comme une inadéquation entre le candidat sélectionné par le votant sur l'écran et celui finalement enregistré. Pour les universités de Birmingham et de Surrey, la solution réside dans un système hybride : elles ont mis au point un dispositif qui propose à l'électeur de cocher le candidat de son choix sur un bulletin papier. Celui-ci comporte à gauche le nom des candidats, et à droite les cases à cocher. Chaque bulletin étant différent et n'affichant pas les prétendants dans le même ordre.
Un système de vote sécurisé
Une fois que le votant aura fait son choix, il n'aura qu'à séparer les deux parties, grâce à une démarcation prédécoupée. Puis à jeter celle contenant les noms. Le morceau sur lequel est inscrite sa croix, et qui contient un code unique crypté, doit ensuite être passé dans un scanner optique, qui envoie les informations à une base de données. Le comptage des voix peut alors être effectué automatiquement. S'il veut s'assurer que son vote a bien été pris en compte, l'électeur peut aller le vérifier sur Internet, en entrant le numéro de série inscrit sur son bulletin.
Permettre aux électeurs de vérifier leurs votes
Il est important de conserver un processus de vote connu de tous, car certaines personnes sont encore intimidées par la technologie. Et l'idée d'un bouton poussoir risque même de les dissuader de voter", explique James Heathler Chercheur à l'université de Surrey. "La confiance est un enjeu capital pour amener les gens à utiliser un système électronique de vote". Le financement de ce projet est actuellement estimé à 1.5 millions de livres selon l'EPSRC (Engineering and Physical Sciences Research Council). L'université du Luxembourg y participe également.