De la taille d'un grain de sable, cette puce dotée d'un accéléromètre ouvre de nouvelles frontières dans le domaine des "wearables".

Wearables: des puces miniatures pour une analyse plus précise des mouvements

Moins énergivore et bien plus petite, telles sont les caractéristiques de la puce miniature développée par la startup californienne mCube. Cette puce est dotée d’un accéléromètre, qui permet de détecter les mouvements de l’objet dans lequel elle est intégrée. C’est en modifiant la conception traditionnelle de ce dispositif que la société a réussi à obtenir ce gain d’espace. Les “wearables”, ces technologies que l’on porte sur soi, franchissent ainsi une nouvelle étape. Puisqu’elle consomme moins d’énergie que les autres modèles: il sera possible de réduire la taille de la batterie sans trop faire de compromis en termes d’autonomie. “Virtuellement, tous les objets qui bougent peuvent tirer profit des performances des capteurs développés par mCube”, estime Ben Lee, le directeur général de la société.

Donnés plus détaillées et pertinentes

Au-delà des montres ou bracelets connectés, le dirigeant évoque également les vêtements, un terrain qui intéresse de plus en plus de sociétés, comme le géant Intel, qui a dévoilé en mai un prototype de t-shirt connecté. “Nous pourrions intégrer cette puce dans vos vêtements sans que vous en rendiez compte”, indique-t-il. L’intérêt sera de mesurer son activité sans devoir porter un objet supplémentaire sur soi. Surtout, cela pourrait aussi permettre d’obtenir des données plus détaillées et pertinentes, en multipliant le nombre d’accéléromètres présents dans les vêtements. “On pourrait en mettre un dans votre polo de golf et dans votre pantalon, poursuit Ben Lee. Immédiatement après un swing, vous pourriez ainsi obtenir une analyse sur votre smartphone”. L’autre utilisation possible rejoint les bracelets et montres connectées: mesurer la qualité de son sommeil.

Moins chères à produire

Autre caractéristique: son prix. La puce miniature de mCube offre aussi l’avantage d’avoir un faible coût: entre 30 et 70 centimes, selon les modèles, contre plusieurs dizaines des dollars pour des composants plus sophistiqués. La société estime ainsi qu’il sera possible, à l’avenir, de fabriquer des bracelets connectés pouvant être commercialisés à partir de 19 dollars, et non plus 99 dollars. Et la startup veut même remplacer les gyroscopes, généralement plus performants et fiables, qui équipent actuellement les smartphones moyen et haut de gamme. mCube assure que la conception de sa puce lui fait gagner en efficacité, ce qui lui permettrait de rivaliser avec ces composants bien plus coûteux à fabriquer. La start-up explique avoir déjà livré, en deux ans, près de 70 millions d’exemplaires à des fabricants chinois, dont la structure de coûts ne leur permet pas d’équiper leur appareils de gyroscope.

 

Rédigé par Jérôme Marin