La réputation du Japon n'est plus à faire concernant la robotique, les applications innovantes sur téléphone mobile ou encore les jeux vidéos. En revanche, sur le terrain de l'Internet, le Japon s'illustre moins souvent. Qu'en est-il alors du Web2.0 au Pays du Soleil Levant ? Le Japon est-il en retard oubien frappé comme ailleurs par la multiplication des sites communautaires tels que MySpace, Youtube ou 37signals ?

Cet article du site japonais PingMag, magazine online de design basé à Tokyo, fait le point sur le Web 2.0 au Japon. Il en ressort que malgré un relatif retard par rapport au marché US, le Japon est en train de rattraper du terrain rapidement. Comme souvent en Asie, les figures du Web qui s'illustrent dans le domaine du Web sont largement méconnues ici en occident. Voici une brève liste des leaders nippons du Web 2.0 Dans le domaine vaste des réseaux sociaux (social networking), vous connaissez très certainement le très populaire MySpace, le quatrième site le plus visité sur Internet, d'après les statistiques Alexa. Ses équivalents nippons les plus connus se nomment Mixi et Gree. Mixi est l'un des sites majeurs au Japon. Il se place au troisième rang des sites les plus visités derrière Yahoo et Google : 5 millions d'utilisateurs enregistrés en juillet 2006 avec un accès original puisque ne fonctionnant que sur invitations. Difficile d'être exhaustif sur les SNS (Social Networking Sites) japonais. Voici cependant une revue de sites allant du service de rencontres entre amis, aux réseaux communautaires professionnels : FriendMap (http://www.friendmap.jp/), Wawawa (www.wawawa-jp.com), MeetMe (http://www.meetme.jp/), Kinugasa (http://kinugasa.cc/), Echoo! (http://www.echoo.jp/), Yubi-toma (http://www.yubitoma.or.jp/), Kanshin.com (http://www.kanshin.com/), Ecademy Japan (http://japan.ecademy.com/), .nod -prononcer "dotnode” - (http://dotnode.com/). Nous aurons l'occasion de revenir sur ces différents sites 2.0. Concernant le partage de vidéos, il n'existe pas d'équivalent strict à Youtube, déjà populaire au Japon, mais le site Hatenatube s'illustre en proposant sur son site les vidéos de Youtube les plus populaires. Simple, mais efficace. Sur le terrain des annuaires de podcast tels que Podcast Alley et Odeo le Japon dispose d'un site au nom amusant de ZapZap qui agrège à la fois des contenus audio et vidéo et permet aussi de les noter les contenus à la façon de sites tels que Digg.com. A noter que ce site est bilingue : japonais et anglais. Les applications Internet riches (ou RIA : Rich Application Interface) que nous connaissons telles que 37signals ou Writely (qui appartient à Google) sont elles aussi une grande composante de la vague Web 2.0 dans la mesure notamment où elles s'appuient sur les technologies dites AJAX (Asynchronous JavaScript and XML). Les sites japonais sont peu nombreux dans ce domaine. Checkpad semble sortir du lot en offrant un service de gestion de listes (l'équivalent d'un Ta-da Lists) à la différence près que l'on peut y accéder aussi via son téléphone mobile. StartForce est un autre site japonais intéressant. Difficile à classer, ce site reprend le principe ancien du "bureau virtuel" sur le Web, avec l'avantage des technologies AJAX les plus avancées. Sur StartForce, l'internaute peut créer des documents, visionner des photos, stocker et partager des fichiers, chater avec des amis, le tout dans un environnement qui s'apparenterait à un système d'exploitation. Le "Technorati japonais" pour le suivi et la recherche dans les blogs, se nomme quant à lui Kizazi. Dans la catégorie des sites d'informations sur les nouvelles technologies, tels que Digg ou TechCrunch se distinguent des sites japonais comme 100shiki, TechCrunch Japan (une déclinaison régionale de TechCrunch) ou encore Hatena Bookmarks qui permet d'agréger, sur un principe identique au site de bookmark social Del.icio.us, des infos technos concernant le marché japonais. Pour finir, citons Zorg, un équivalent du célèbre site de partage de photos en ligne Flickr.