Le Web 2.0, cette nouvelle vague qui réinvente l'Internet en plaçant l'internaute plus que jamais au centre des business models à t-il un sens en Chine où l'expression individuelle est contrôlée ? Mission Chine 5-12 novembre 2006

align="center"> Dans le Web 2.0 que nous connaissons l'internaute type s'exprime et donne son avis dans les blogs, met en ligne ses photos (sur Flickr), publie et partage ses videos (sur Youtube), fait des rencontres sur Internet (Meetic), fait du networking professionnel (sur Linkedin), participe à des communautés (sur MySpace), retrouve ses amis de collèges et d'université (sur Facebook), vote pour des produits, etc... Bref, il participe en tant qu'individu, anonyme ou non, en toute liberté. Dans le Web 2.0 en Chine (voir les articles sur ce sujet dans le blog), l'internaute crée aussi des blogs (sur Sina), s'exprime aussi dans les BBS (sur Post Baidu ou Qihoo), publie et partage ses photos en ligne (sur Yupoo), ses videos (sur Toudoo), fait des rencontres sur Internet (sur Yeeyoo), du networking professionnel (sur Tianji), participe à des communautés (sur Cyworld ou QZone), retrouve ses amis de collège et d'université (sur ChinaRen ou 5460), vote pour des produits... A priori il participe aussi en tant qu'individu et réinvente l'Internet que nous appelons Web 2.0. D'ailleurs, cette volonté d'expression est particulièrement forte. A la mesure peut être de la jeunesse de la population Internet, 50% ayant moins de 25 ans. Mais les apparences sont trompeuses et il faut ajouter à ce tableau les censures et les réglementations liberticides qui tentent de contrôler cet élan, faute de pouvoir l'arrêter complètement. L'anonymat par exemple n'existe pas dans les cybercafés où l'on doit donner sa carte d'identité pour se connecter. L'Etat réfléchit aussi actuellement à supprimer l'anonymat pour les créateurs de blogs. Quant au "great firewall", ce pare-feu qui régie les connections aux sites Web étrangers (par analogie avec la Grande Muraille que l'on appelle "Great Wall"), il filtre tous les contenus jugés illicites : contenus politiques, pornographiques. La police est donc présente sur le Web chinois, comme en atteste les désormais célèbres JingJing et ChaCha Le Web 2.0 existe donc bien réellement en Chine, et les investisseurs sont les premiers à regarder de près ce marché, mais ce "web 2.0 à la chinoise" n'en demeure pas moins un espace contrôlé dans lequel l'internaute n'est jamais seul au centre de ces nouveaux business models... Au sommaire du dossier : - Internaute chinois, qui es tu ? - Où sont passés Google, eBay, Yahoo et Amazon en Chine ? - Le Web 2.0 à la chinoise - Quid du C2C : "Copy to China"... ? >> Retour au dossier