Le niveau d'investissements pour les activités Internet 2.0 n'a jamais été aussi élevé. Il se caractériserait par un nouveau dynamisme en Europe tandis que les Etats-Unis marquent le pas...

Le niveau d'investissements pour les activités Internet 2.0 n'a jamais été aussi élevé. Il se caractériserait par un nouveau dynamisme en Europe tandis que les Etats-Unis marquent le pas.
           
Le marché des applications web dites 2.0 ne s'est jamais aussi bien porté selon une étude publiée conjointement par Dow Jones VentureOne et Ernst & Young LLP. Au premier semestre 2007, près de 500 millions de dollars auraient été investis de par le monde pour ce type d'activités, soit une progression de 7% par rapport au chiffre réalisé sur la même période l'an passé. Les contrats signés à l'international ont cru de 14% en cette première moitié de 2007, une performance tirée par le nouvel intérêt manifesté en Europe et en Israël pour le web 2.0, ont indiqués les auteurs du rapport. Une précision : l'étude comprend par web 2.0 les applications mashups et les applications collaboratives en ligne.  
 
Intérêt croissant pour le web 2.0 en Europe
 
Plus de 50 millions de dollars estampillés web 2.0 ont effectivement été échangés sur le vieux continent au premier semestre. Cette somme s'est partagée à travers une vingtaine de nouveaux contrats signés sur six mois, le double de la performance 2006. Dans ce cadre le Royaume-Uni caracole en tête, enregistrant 22 millions de dollars investis, tandis que la France affiche un certain dynamisme avec 16 millions de dollars d'investissements liés au web 2.0. Les entreprises israéliennes ne sont pas en reste. Avec 15 millions de dollars, elles font mieux sur le premier semestre de cette année que le chiffre atteint sur l'ensemble de l'exercice 2006. 
 
Stagnation américaine

Des résultats qui tranchent avec la stagnation américaine. Frôlant les 360 millions de dollars investis, les entreprises d'outre-Atlantique ont simplement maintenu l'effort financier consenti en 2006. "Nous percevons chez nombre d'investisseurs une volonté de retourner aux Etats-Unis, du moins jusqu'à ce qu'un marché liquide fasse son apparition. Parallèlement, des investisseurs se tournent vers les activités web 2.0 des marchés émergents d'Europe", a indiqué Jessica Canning, directrice des recherches internationales pour Dow Jones VentureOne. A noter : sur le plan intérieur, la baie de San Francisco a été supplantée par l'Etat de Nouvelle-Angleterre pour ce qui concerne les investissements des acteurs du web 2.0.
Julien François pour L'Atelier

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