Adhésion en ligne, communauté de blog, système d'alerte par SMS, et liens publicitaires via Google... La recherche de nouvelles formes d'engagement (notamment via les nouvelles technologies) et...

Adhésion en ligne, communauté de blog, système d'alerte par SMS, et liens publicitaires via Google... La recherche de nouvelles formes d'engagement (notamment via les nouvelles technologies) et la nécessité de renouveler et de simplifier les rapport aux organisations militantes conduisent la plupart de partis à défricher les nouveaux horizons de la communication politique. En surfant sur un vide législatif encore tenace...
Les cyber-adhérents se multiplient
La politique en ligne : ça marche ! Inaugurée le 9 mars, la campagne de recrutement du Parti socialiste via les nouvelles technologies semble séduire les sympathisants. " Adhérez maintenant ". Sur le site officiel du PS, une bannière aux couleurs du parti, invite à rejoindre les militants socialistes d'un simple clic. Selon Jacques Lang, initiateur de cette campagne, près de 14 000 adhérents y on eu recours pour rejoindre les rangs du PS, en seulement deux semaines.
Il y a quelques mois, l'UMP avait été les premiers à mettre en place une procédure directe d'adhésion en ligne ou par SMS. Celle-ci représenterait aujourd'hui près de 14% des renouvellements de carte et des adhésions. Une idée qui a rapidement fait des émules, puisque le Front National emboîtait le pas du parti de la majorité dès le mois de janvier.
Si l'idée séduit dans la pratique, la méthode conserve encore quelques réfractaires. A l'UDF, notamment, on reste fidèle aux modes traditionnels d'adhésion. Un choix que le parti centriste justifie en affirmant que ce type de démarches ne permet pas encore la déduction fiscale de 66 % de sa cotisation sur sa déclaration de revenus.
Perspective pour 2007
On peut penser que la campagne pour l'élection présidentielle de 2007 devrait constituer une étape supplémentaire dans le développement de cette forme de communication politique, notamment en ce qui concerne l'implication d'acteurs périphériques à la sphère politique institutionnelle (citoyens experts, associations, syndicats, mouvements sociaux, lobbies).
Outre les candidats, il n'a jamais été aussi facile pour les simples citoyens de produire, mettre en ligne et faire circuler des contenus à caractère politique. On l'a vu avec l'exemple du podcast de Nicolas Sarkozy réalisé par Loïc Le Meur, rien n'empêche des militants motivés ou des groupes politiques de réaliser de minis reportages, des vidéos ou de véritables spots publicitaires pour ou contre un candidat.
Temps de parole et budgets des campagnes en ligne
Rapidement la question de l'équité du temps de parole en période de campagne électorale risque de se poser. Pour l'instant le développement de ces "cyber-campagnes" sur le net échappe au contrôle du CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel), puisque seuls les contenus diffusés par les services de radio et de télévision via le Web relèvent du champs de compétence de l'instance de régulation. Podcasting et blogs ne sont pas concernés.Le principe de liberté d'expression prime donc. Pour l'instant...
Aux Etats-Unis, on commence à surveiller de près l'évolution de cette forme de communication en période électorale. Si le principe de "free speech" prônée par le premier amendement de la Constitution, laisse les campagnes électorales sur Internet faire rage, la FEC ( Federal Election Commission ) s'est en revanche inquiétée des pratiques marketing et commerciales de candidats.
Désormais, l'affichage publicitaire sur des sites Web qui n'appartiennent pas aux partis et aux candidats, devront être chiffrées et débitées des budgets électoraux des candidats, qui sont contrôlées tout au long de la campagne.
Floriane Pouzol, pour l'Atelier
(Atelier groupe BNP Paribas - 31/03/2006)