Do you speak Windows ? De quelque langue maternelle que chacun puisse se revendiquer, la réponse à cette question sera bientôt affirmative... Mardi, Microsoft a lancé son projet « Local Language »,...

Do you speak Windows ? De quelque langue maternelle que chacun puisse se revendiquer, la réponse à cette question sera bientôt affirmative… Mardi, Microsoft a lancé son projet « Local Language », qui prévoit la création de versions Windows dans des langues peu usitées dans le monde. Objectif final : doubler le nombre de langues sous lesquelles le système d’exploitation est aujourd’hui disponible (une quarantaine), dans l’année à venir.

Le gallois, le catalan, le gujarati (Inde), l’amharique (Ethiopie) et bien d’autres langues et dialectes font l’objet d’études que mène Microsoft en partenariat avec des spécialistes de ces langues locales et les gouvernements des pays dans lesquels elles sont parlées. Aujourd’hui, Microsoft collabore déjà avec le gouvernement autonome de la Catalogne, pour la mise à disposition d’une version de Windows XP et Microsoft Office 2003 en catalan, parlé par 11 millions de personnes.

Pratiquement, il faudra que les bénéficiaires du programme « Local Language » téléchargent le « Language Interface Pack » - sans doute gratuitement – de manière à créer une interface du système d’exploitation dans la langue voulue.

Selon Maggie Wilderotter, vice-présidente du département chargé des relations avec les gouvernements étrangers, la mise en place de « Local Language » doit encourager le développement de nouveaux programmes par des ingénieurs locaux… Voilà pour la version officielle. Entre les lignes, il est tout de même permis de lire que Microsoft a tout intérêt à pénétrer de nouveaux marchés, à l’heure où de plus en plus de pays cherchent à s’affranchir de ses systèmes d’exploitation.

Pour mémoire, le président brésilien Lula da Silva annonçait son intention de réduire la somme que paye chaque année son gouvernement à Microsoft pour l’exploitation de ses licences, et qui s’élève à 34 millions de dollars. Comment ? En privilégiant l’utilisation de systèmes en Open Source, de manière à informatiser le pays sans payer une dîme monumentale. Une vision sur laquelle des pays comme la Chine, le Japon ou encore la Corée du Sud se sont alignés.

(Atelier groupe BNP Paribas –17/03/2004)