L'entreprise sud-africaine souhaite proposer son concept de banque dans plusieurs pays d'Afrique, d'Amérique latine et d'Europe de l'est. Cela, sans changer son modèle de fonctionnement.

Wizzit exporte sa banque mobile

Lauréate en 2009 du Netexplorateur, Wizzit envisage désormais de s’implanter dans d’autres pays d’Afrique, en Amérique Latine et en Europe de l’Est. L’entreprise et son modèle d’affaires qui s’appuie sur de jeunes clients pour relayer son offre de services bancaires sur les téléphones mobiles semble fonctionner. « Notre objectif est de bâtir des partenariats avec des banques locales pour apporter de nouveaux services et conquérir des clients qui n’ont aujourd’hui pas accès à des services bancaires classiques » souligne à L’Atelier Brian Richardson, co-fondateur de l’entreprise. 

Un modèle qui s’exporte à l’étranger

Cela, sans changer son modèle de fonctionnement selon les pays. « Prenons l’exemple de la Roumanie, notre objectif est de trouver des relais locaux pour que notre concept soit accepté par le plus grand nombre » explique Brian Richardson. Le groupe recrute toujours uniquement des chômeurs et ne veut pas avoir recours à des campagnes de média de masse pour gagner des parts de marché. « Les campagnes de publicité, par exemple à la télévision coûtent très chères, nous préférons donc la proximité » insiste Brian Richardson. 

Pari gagné sur le développement du mobile

« Notre stratégie fonctionne puisque le taux de pénétration du mobile dans l’économie sud-africaine n’a cessé de croître depuis 2004, et nous savons que c’est la même chose dans tous les pays émergents » se félicite Brian Richardson. L’entreprise développe aujourd’hui quelques services supplémentaires pour faire face à la concurrence des banques qui adoptent de plus en plus leur modèle en Afrique du Sud. Ils ont en effet décidé de développer des services financiers et des prévisions boursières accessibles directement via le téléphone mobile.