Jusqu’au 31 janvier 2016 se tient la deuxième édition de The Wrong (again) – Digital Art Biennale, la plus grande exposition mondiale d’art numérique. Mais pour la voir, nul besoin de se déplacer et d’acheter un billet d’entrée : une connexion internet suffit !

The Wrong ou comment digitaliser une exposition

La particularité de cette biennale est en effet de se dérouler principalement en ligne, via 50 mini-sites thématiques appelés « pavillons » – clin d’œil virtuel au saint des saints de la création « physiquement palpable » qu’est l’Exposition Universelle. L’objectif, selon son fondateur David Quiles Guilló, est d’abord de démocratiser cette forme d’art en rendant l’exposition accessible à tous, tant du point de vue des visiteurs que de celui des artistes.

Image de l'exposition en ligne

Un pavillon public – Homeostasis Lab – reste en effet ouvert aux contributions pendant toute la durée de la biennale, faisant augmenter chaque jour le nombre des artistes exposants (plus de 1000 actuellement). Le pavillon canadien 100percentreal – comprendre « cent pourcent réel » – est un pied de nez à l’art dit « classique » et montre les travaux de quatre artistes numériques de Toronto. Art Squad, quant à lui, expose l’œuvre sur Google Docs de l’artiste Matthew Britton, un document modifiable et supprimable par tout un chacun qui met la création collective au centre de nos outils informatiques quotidiens.

Et afin de garantir les mêmes services qu’une exposition classique, The Wrong propose même des visites guidées thématiques ainsi qu’une sélection, mise à jour tous les lundis, des œuvres majeures de la biennale.

Rédigé par Anna Bochu
Journaliste