Le moteur de recherche a annoncé sa décision de publier pour la fin de l'année le code source de son service de messagerie électronique, Yahoo! Mail. But de la...

Le moteur de recherche a annoncé sa décision de publier pour la fin de l'année le code source de son service de messagerie électronique, Yahoo! Mail. But de la manœuvre: permettre aux programmeurs de logiciels de développer de nouvelles applications et fonctionnalités. Yahoo! aurait-il des intentions philanthropiques?
 
Il semble plutôt qu'en agissant ainsi, la compagnie espère non seulement rattraper son retard sur Google, Amazon, eBay ou Microsoft en matière d'ouverture de logiciel, mais surtout gagner des parts de marché. En effet, en diffusant le code d'un service utilisé par 257 millions d'internautes à travers le monde, Yahoo! permettra aux programmeurs de créer de nouvelles versions personnalisées de la messagerie. En clair: en s'ouvrant, le moteur de recherche peut ainsi se diversifier et innover gratuitement.
 
Pour Chad Dickerson, responsable de la division des relations avec les programmeurs chez Yahoo!, "Yahoo! est une très grosse compagnie mais nous ne sommes pas en mesure de développer toutes les applications dont les utilisateurs souhaiteraient disposer. Il est possible d'imaginer des dizaines de milliers de fonctionnalités spécifiques différentes pour Yahoo! Mail".
 
Restent les risques de piratage... Selon M. Dickerson, l'ouverture du réseau ne devrait présenter aucun risque de sécurité, le portail conservant un contrôle total sur les noms des utilisateurs et les mots de passe.
 
La diffusion de codes sources est de plus en plus courante chez les programmeurs. Google Maps et Flickr, propriété de Yahoo!, sont ainsi déjà ouverts à tous. Et ces initiatives ont développé une nouvelle tendance, celle des "mashups", des logiciels hybrides qui permettent l'accès à plusieurs services sur un même logiciel. Un "mashup" où l'on pourrait, à partir d'une même fenêtre, accéder à ses message Yahoo! Mail, Gmail et Hotmail est dès lors envisageable...
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 02/10/2006)