La semaine dernière, ce fut au tour d’IBM de témoigner contre Microsoft. Selon John Soyring, patron de la division des logiciels pour l’informatique de réseau, si IBM a échoué avec son système d’exp...

La semaine dernière, ce fut au tour d’IBM de témoigner contre Microsoft. Selon John Soyring, patron de la division des logiciels pour l’informatique de réseau, si IBM a échoué avec son système d’exploitation OS/2, la faute en revient à Microsoft. Même si John Soyring n’a pas réussi à démontrer que Microsoft ait fait directement pression sur IBM pour qu’il abandonne OS/2, ce témoignage pourrait bien convaincre le juge Jackson que, malgré ses moyens financiers, IBM n’est pas parvenu à entamer la puissance de Microsoft. Or, au regard de la législation antitrust, on peut condamner une entreprise dont la position empêche les autres de venir la concurrencer sur un marché précis.

Quel que soit l’issue de ce procès, un mouvement général commence à se dessiner en faveur d’un désir de plus grande indépendance vis-à-vis de Microsoft. (Les Echos 23/11/1998)