Smart city

Comment faire adhérer les Américains au véhicule autonome ?

  • 20 Oct
    2017
  • 2 min

Les Américains n’ont pas confiance en la technologie des véhicules autonomes. Une campagne par une filiale du groupe de Google pourra-t-elle changer la donne ?

Les voitures autonomes envahiront bientôt les routes. C’est un fait si l’on en croit les experts et la rude concurrence des entreprises du secteur qui appuient sur l’accélérateur pour être les premiers. Mais pour que ce type de véhicules se généralise, encore faut-il que les passagers potentiels fassent confiance à la machine. Waymo, du groupe Alphabet, y travaille. Les Américains sont en effet pour l’instant sceptiques. Une étude du cabinet de conseil et d’audit Deloitte analysée il y a quelques mois révélait que 74% des personnes vivant aux États-Unis considèrent que la voiture sans conducteur n’est pas sûre. L’entreprise technologique Intel a également réalisé une courte enquête pour décrypter les peurs et les blocages de ceux qui doutent de la technologie. Or après le constat vient le temps de l’action. C’est la raison pour laquelle une campagne intitulée « Parlons conduite autonome » (“Let’s Talk Self-Driving”) vient d’être lancée par la filiale appartenant au même groupe que Google. L’idée est de promouvoir tous les avantages d’un véhicule sans humain derrière le volant, à commencer par la certitude que le conducteur n’est pas ivre. Waymo a pour cela conclu un partenariat avec plusieurs associations qui se battent pour la sécurité routière ainsi qu’avec deux fondations, pour les personnes malvoyantes et pour les seniors. Une manière d’insister sur le fait que ce type de véhicule apportera aussi davantage d’indépendance aux groupes précités. Pour atteindre le maximum de personnes, la diffusion se fera à la fois en ligne et via un affichage dans les rues, d’abord en Arizona (où est testé le véhicule Waymo) puis au niveau national. « Si j’avais demandé aux gens ce qu’ils voulaient, ils m’auraient répondu des chevaux plus rapides », disait Henry Ford. Être pionnier n’a cependant pas le même impact sans une adoption du produit.


Rédigé par Sophia Qadiri