Smart city

Airbnb veut redorer son blason grâce au tourisme durable

  • 31 Mai
    2018

Avec un rapport dédié au tourisme durable, Airbnb tente de faire taire ses détracteurs en montrant les bénéfices de son innovation sur la société.

Airbnb voit l'étau se resserrer au niveau législatif. Dans les prochains jours, les députés français vont se pencher sur le cas de sa possible pénalisation dans le cadre du projet de loi sur le logement. Déjà à Amsterdam, dès 2019, les locations de plus de trente jours ne seront plus autorisées et certaines zones inaccessibles à la plateforme. L'Espagne travaille quant à elle à rendre 95% des appartements impossibles à louer pour lutter contre la flambée des loyers. Il est donc de bon ton pour la plateforme de rappeler ses bénéfices auprès des communautés. À l'occasion du Forum de l'OCDE qui se tenait à Paris les 29 et 30 mai 2018, Airbnb a donc dévoilé les résultats de son étude sur le tourisme durable. Au menu : réduction du tourisme de masse, développement local et promotion de son service dédié au tourisme vertueux. L'étude révèle ainsi que la majorité des logements loués se trouverait en dehors des zones touristiques et permettrait un désengorgement des centres-villes. Le taux variant de 72% à 93% en fonction des destinations. Ce désengorgement se traduit aussi par des vies de quartier plus animées. L'analyse de 2,8 millions de guides rédigés par les hôtes Airbnb montre que ceux-ci recommandent pour la moitié des lieux d'intérêt et pour deux tiers des restaurants à une distance maximum de vingt minutes du lieu du logement, permettant ainsi une promotion des commerces de proximité en dehors des sentiers battus. De même, Airbnb se targue que 97% du montant des locations revient directement au loueur, qui le réinjecte alors dans la communauté via ses dépenses domestiques, son budget santé ou scolaire. En parallèle, Airbnb annonce les premiers bénéficiaires de son programme dédié à un tourisme local plus vertueux. Un exemple concret serait le partenariat de la plateforme avec la start-up suisse MyGreenTrip qui met en contact voyageurs «verts » et ONG de leurs pays de destination pour nettoyer des zones polluées. En France, Airbnb préfère se consacrer à la désertification rurale avec la plateforme de promotion Bienvenue à la ferme ou son partenariat avec L'Eure-et-Loire. Bref, tout est bon pour rappeler que la plateforme Airbnb a les clés en main pour devenir un acteur vertueux de la ville de demain.

Rédigé par Aurore Géraud