Smart city

Quel avenir pour les drones en France ?

  • 23 Juin
    2017

Une législation de plus en plus stricte, mais des usages de plus en plus étendus : à quoi ressemble le paysage des aéronefs autonomes en France ?

Alors qu'elle a été l'un des premiers pays au monde à accepter les drones civils dans son espace aérien, la France semble aujourd'hui particulièrement restrictive : interdiction de voler à plus de 150 mètres, de nuit, de survoler les agglomérations et les sites sensibles ou protégés (zones militaires, centrales nucléaires), de diffuser les images captées sans autorisation de ceux qui y figurent, obligation d'immatriculer les drones de plus de 25 kilogrammes et prochainement, d'enregistrer les appareils à partir d'un certain seuil non encore défini (au maximum 800 grammes). Les drones militaires sont quant à eux désarmés, et uniquement utilisés à des fins de surveillance et de renseignement. En mars 2016, le cabinet Oliver Wyman annonçait que le marché des drones civils pourrait s'élever à 652 millions d'euros en 2025 : ils joueront donc un rôle considérable dans les années à venir, et leur usage professionnel est estimé à la hausse. En plus de la livraison (Amazon vient concurrencer La Poste avec l'ouverture d'un centre de développement Prime Air à Clichy, où des ingénieurs travaillent au développement de logiciels de gestion du trafic des drones), ils concerneront aussi, dans un futur proche, le transport de personnes (SeaBubbles), la collecte de données environnementales (CLS), la publicité (Technic'art), la cartographie (Terranodrone) et plus généralement l'agriculture (Airinov, Wanaka), le suivi de chantier (Dronea, Delair Tech) et les métiers du bâtiment et travaux publics (Parrot).

Rédigé par Marie-Eléonore Noiré