Dans sa lutte pour le respect du copyright des productions musicales, cet organisme s'attaquait jusqu'ici aux petits sites proposant le téléchargement de fichiers musicaux au format MP3. Désormais...

Dans sa lutte pour le respect du copyright des productions musicales, cet organisme s'attaquait jusqu'ici aux petits sites proposant le téléchargement de fichiers musicaux au format MP3. Désormais, il a décidé de s'en prendre à son plus grand intermédiaire, le moteur de recherche Lycos. Lycos propose depuis février 1999 un annuaire et un moteur de recherche des centaines de sites musicaux. Jason Berman, le président de l'IFPI (Fédération internationale de l'Industrie phonographique) explique "c'est devenu le service le plus populaire de Lycos. Or, aucun autre moteur de recherche de cette importance ne propose ce type de service". L'IFPI n'ayant reçu "de messages positifs de la part de Lycos. Ils doivent montrer leur détermination et je ne pense pas qu'ils le fassent demain ou même après" envisage des poursuites judiciaires contre Lycos. L'IFPI a, dans un premier temps, décidé de poursuivre en justice une société norvégienne spécialiste de la compression de données audio et vidéo, Fast Research & Transfer, qui fournit à Lycos une licence d'utilisation de sa technologie pour son service de recherche avancée et son annuaire de sites musicaux. Faisant remarquer que "par essence, les moteurs de recherche ne faisaient qu'indiquer ce qui était disponible sur Internet", Espen Brodin, le directeur général de Fast Research & Transfer ne pensait pas que ça puisse être illégal. (Le Quotidien du Multimédia - 26/03/1999)