Smart city

Les citoyens sont-ils prêts à embrasser la mobilité du futur ?

  • 13 Mar
    2018
  • 2 min

Un récent sondage révèle que si les citoyens comprennent l’intérêt des futurs moyens de transport, ils ne se sentent pas pour autant prêts à les utiliser.

Que pensent les citoyens des véhicules autonomes ? L’année dernière, 74% des Américains qui répondaient à un sondage du cabinet de conseil et d’audit Deloitte considéraient ce type de véhicule comme n’étant pas sûr. Une récente étude TravelZoo/ITB Survey recense cette fois 76% de sondés en Europe et Amérique du Nord qui disent ne pas se sentir à l’aise à l’idée de voyager via un moyen de transport autonome. Plus de 6000 consommateurs au Canada, aux États-Unis, en France, Allemagne, Espagne et Grande-Bretagne ont été interrogés à propos de leur ressenti vis-à-vis de la mobilité du futur : voitures sans conducteur, hyperloop et autres avions supersoniques. Il en ressort que les individus de ces pays du Nord semblent persuadés des bienfaits de ces technologies sans être pour autant prêts à les utiliser. 74% d'entre eux s’accordent sur le fait que les réductions d’émission de gaz à effet de serre attendus ainsi que le fait que ces nouveaux modes de transport diminueront les embouteillages et la dépendance vis-à-vis des carburants traditionnels est bon pour l’environnement. 88% pensent aussi que les temps de trajet seront réduits. En revanche, 78% des citoyens s’inquiètent de la sécurité et de la fiabilité à bord des véhicules sans conducteur ou sans pilote, contre 55% pour l’hyperloop et les avions supersoniques. Ils sont pourtant 54% à penser que les voitures autonomes seront la norme dès 2030 mais uniquement 20% à envisager une généralisation des avions sans pilotes à la même période, 36% à imaginer des engins volants à carburant alternatif et 31% à penser que l’hyperloop sera démocratisé. Un fois les obstacles techniques et réglementaires dépassés, les citoyens seront-ils rassurés ? Pour s'en assurer, certains acteurs ont choisi de faire preuve de pédagogie.

Rédigé par Sophia Qadiri