Smart city

Le copiétonage veut sécuriser la mobilité urbaine

  • 22 Fev
    2018
  • 2 min

C'est une nouvelle tendance dans les grandes et moyennes métropoles : partager son trajet avec d'autres pour favoriser le lien social et se prémunir contre de potentiels désagréments.

Après le covoiturage, le cobaturage ou encore le coavionage, une nouvelle pratique s'installe peu à peu dans les mœurs et pas à pas dans l'univers de l'économie collaborative : le copiétonage. Comme son nom l'indique, c'est le fait de mutualiser ses déplacements avec d'autres personnes pour recréer du lien ou même s'épauler. Alors évidemment, à première vue, rien de particulièrement révolutionnaire, mais ce principe de mobilité partagée est ce qui fait l'essence de la ville, de la mobilité urbaine et finalement, d'une société qui marche bien. Pourtant, force est de constater que dans l'organisation sociale des grandes villes, socles de l'hyper-mondialisation, le lien social se dissout en faveur d'une logique de flux. C'est aussi ce que prônent certains théoriciens de la Smart City, l'optimisation des flux par la data, comme si les individus étaient réduits à une masse compacte à organiser. Ces logiques individualistes sont peu à peu en train de se déliter au profit d'une nouvelle volonté de vivre ensemble. D'abord en changeant d'échelle et en restaurant la vie de quartier ; mais aussi, comme l'ambitionnent les start-up Mon Chaperon ou plus récemment SoliMobi, en mettant en contact des gens qui ne veulent plus rester seuls et qui veulent, pour des raisons diverses, partager leurs trajets : parce qu'elles sont seules, âgées, vulnérables aux agressions (les femmes, minorités sexuelles, religieuses ou ethniques)... Si ces solutions améliorent le quotidien des personnes, gardons tout de même à l'esprit qu'il convient de s'attaquer collectivement à l'origine du mal des sociétés solitaires et cloisonnées pour élargir le spectre des solidarités et redonner un peu de bon sens et d'humanité dans le quotidien de la mobilité.

Rédigé par Théo Roux