Selon une étudie publiée par l'association des éditeurs de logiciels numériques interactifs (IDAS), le piratage a coûté, en 1998, aux éditeurs américains de jeux vidéo et informatiques 3,2 milliards...

Selon une étudie publiée par l'association des éditeurs de logiciels numériques interactifs (IDAS), le piratage a coûté, en 1998, aux éditeurs américains de jeux vidéo et informatiques 3,2 milliards de dollars. La Chine, le Paraguay, la Thaïlande et la Malaisie arrivent en tête des pays coupables. Estimant qu'un "niveau de prix incroyablement bas pour les logiciels de divertissement piratés se traduit par un nombre énorme de jeux contrefaits", Douglas Lowenstein, le président de cette association, précise que ces chiffres ne tiennent pas compte du piratage en ligne. 93 % des jeux en circulation en Thaïlande sont contrefaits et vendus à des prix pouvant chuter jusqu'à 0,70 dollar par copie. Le rapport cite 58 pays. A l'échelle internationale, le manque à gagner le plus important provient de la Russie (2,4 milliards de dollars) où 97 % des jeux sont contrefaits. Viennentt ensuite le Mexique avec une perte de 1,7 milliard et 85 % de jeux piratés, la Chine (1,42 milliard, 95 % de jeux piratés), puis Hong Kong (1,12 milliard, 72 % de jeux piratés). Les principaux exportateurs de produits piratés sont les pays asiatiques. En Thaïlande, le taux de piratage est passé de 85 % en 1997 à 93 % en 1998. Ce pourcentage atteint 99 % en Malaisie et est passé de 68 à 73 % à Singapour. Les marchés visés sont notamment l'Union européenne, les Etats-Unis, le Brésil et l'Argentine. (Stratégies Télécoms & Multimédia - 26/02 au 05/03/1999)