Smart city

La cryptographie pour sécuriser nos données personnelles

  • 14 Fev
    2018
  • 2 min

Lors de la MaddyKeynote, qui s'est tenue à Paris le 1er février dernier, Julian Assange a rappelé les vertus de la cryptographie. Un moyen de sécuriser nos données et de lutter contre l'hypersurveillance.

Pour vivre heureux, vivons cachés. Pourtant, sous l'emprise du digital et des réseaux sociaux, il est de plus en plus difficile de préserver sa vie privée. L'ère du partage, de la communication et de l'information se transformerait-elle en totalitarisme de la publicité, au sens premier du terme, qui mettrait à mort notre vie privée ? Si ce scénario relève, pour le moment, plus de la science-fiction que de la réalité, la plateformisation de l'économie numérique couplée au Big Data fait tout de même peser un grand danger pour la protection de la vie privée. Bien que la question de la sécurisation des données personnelles soit entrée dans la sphère politique, avec le RGPD notamment, il reste encore beaucoup à faire collectivement. La première étape consiste probablement à se rendre conscient et responsable. Pour Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, l'ère numérique s'est peu à peu transformée en empire de l'hyper-surveillance généralisée sous l'œuvre des GAFA. Aussi, reprendre en main la gouvernance de nos données relève d'un impératif citoyen, éminemment politique. Protéger ses données, c'est protéger ses libertés. En ce sens, Julian Assange, comme de nombreux autres théoriciens, préconise de crypter nos données et d'utiliser des réseaux anonymes et des voies de navigation sécurisées. D'autant que l'ordinateur quantique, dont la puissance démultipliée permettra l'absorption de données de plus en plus massives, n'est plus un fantasme et participera à accroître les activités de Big Data. En ce sens, la cryptographie est peut-être une solution. D'ailleurs, les applications et autres logiciels de cryptographie se multiplient pour vous aider à vivre heureux.

Rédigé par Théo Roux