Le procès dont il est le plus question en ce moment dans la Silicon Valley est sans aucun doute celui qui oppose le département antitrust du département américain de la justice à l’éditeur...

Le procès dont il est le plus question en ce moment dans la Silicon Valley est sans aucun doute celui qui oppose le département antitrust du département américain de la justice à l’éditeur californien Oracle. Rappelons qu’en février dernier l’autorité fédérale avait déposé une plainte contre Oracle pour le contraindre à une renonciation de son OPA hostile sur son concurrent Peoplesoft.

L’objectif du ministère de la justice, au cours de ces prochains jours, est de démontrer qu’un rachat d’Oracle par Peoplesoft nuirait très fortement à la concurrence et déboucherait sur une hausse des prix de logiciels.

Face à cette argumentation, Oracle a sorti au premier jour de son procès une arme secrète : l’éditeur a évoqué des entretiens du groupe Microsoft avec SAP, autre acteur majeur du secteur des logiciels de gestion, au sujet d’une éventuelle fusion.

Prévoyant l’utilisation de cette information confidentielle par Oracle, Microsoft avait pris les devants hier, en affirmant avant l’heure la véracité de ces dires mais aussi en précisant que ces discussions de rapprochement étaient définitivement closes en raison de « la complexité d’une transaction potentielle et de son intégration ». Une analyse confirmée par les analystes du secteur, qui ne se prononcent cependant pas encore sur les possibles effets de cette révélation d’Oracle devant le tribunal.

(Atelier groupe BNP Paribas – 08/06/2004)