Smart city

Le développement humain doit être  l'impératif des Smart Cities

  • 30 Avr
    2018
  • 2 min

Réunis lors du Dublin Tech Summit 2018, plusieurs experts de la Smart City ont dessiné les contours du futur des villes et de ses citoyens.

« Qu'est-ce que la ville sinon le peuple ? », questionnait William Shakespeare. Une interrogation encore forte de sens aujourd'hui. C'est d'ailleurs ainsi qu'a débuté le débat, lors de l'édition 2018 du Dublin Tech Summit, réunissant quatre grands théoriciens des Smart Cities autour de la question du futur des villes et du modèle idéal de Smart City. Autour de la table étaient présents Jonathan Reichental, CIO de la ville de Palo Alto, Jamie Cudden, en charge du programme Smart cities au Conseil Municipal de Dublin, et enfin Alain Sylvain, fondateur et CEO de Sylvain Labs, un cabinet de conseil en innovation et design de marque. Au cœur des discussions, la ville et ses services évidemment, mais avant tout les citoyens qui la peuplent. Tour à tour qualifiée de hub de services connectés ou bien plateforme de l'innovation, la Smart City connaît selon les acteurs et leurs intérêts des définitions diverses. Pourtant, au centre de ces tentatives de définition, une seule réalité : le citoyen. C'est pourquoi la ville doit être centrée sur l'humain et ne connaître qu'un seul but, qu'elle doit s'efforcer de poursuivre : celui du développement humain. Au delà donc de la simple solvabilité, les quatre protagonistes rappellent que l'intérêt commun et politique doit gouverner les projets avec quatre challenges majeurs : la mobilité, la durabilité, le bien social et l'emploi ainsi que la transformation digitale. L'idée est de créer des outils et des services multi-sectoriels qui puissent, dans leur combinaison, permettre à chaque citoyen d'être à la fois bénéficiaire des services municipaux et co-créateur de ces mêmes solutions. Pour cela, un impératif : remettre le citoyen au coeur de tout les processus d'innovation. Car, encore une fois, la ville n'est rien d'autre que le peuple.

Rédigé par Théo Roux