Israël ayant décroché le premier rang des pays occidentaux pour la piraterie, Washington menace l'Etat hébreu de sanctions annuelles d'un montant de 150 millions de dollars. Les sociétés américain...

Israël ayant décroché le premier rang des pays occidentaux pour la piraterie, Washington menace l'Etat hébreu de sanctions annuelles d'un montant de 150 millions de dollars. Les sociétés américaines éditrices de logiciels et de musique pourraient aussi boycotter le marché israélien. L'avertissement américain ayant été pris très au sérieux, le ministre israélien Yossi Beilin s'est déplacé jusqu'à Washington pour rencontrer son homologue Janet Reno. Admettant d'ailleurs qu'il existe effectivement une industrie du piratage en Israël menée par le crime organisé avec les Palestiniens, Yossi Beilin demande aux autorités de Yasser Arafat de collaborer sur ce dossier pour sauvegarder leurs intérêts communs. Victimes eux aussi du piratage, les chanteurs israéliens sont à la limite de ne plus pouvoir couvrir leurs frais. En Israël, les contrevenants risquent 1 200 dollars d'amende, sans peine de prison, pour une production de 10 000 disques, générant des profits de 50 000 dollars.

Toutefois, avec plus de 50 millions de disques produits chaque année, la Thaïlande détient la première place du "hit parade" de la piraterie logicielle et musicale.

De plus, la piraterie ne touche plus seulement les producteurs de CD musicaux et les firmes informatiques, mais aussi les studios d'Hollywood. Désormais, la plupart des films américains sont disponibles, illégalement, sur Internet avant même leurs sorties en salle.