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image et encore moins de stocks. Les nouveaux entrepreneurs sur le Net ne s’embarrassent pas des contraintes du monde réel. Amazon.com par exemple propose en ligne 2,5 millions de titres alors que la plus grande FNAC de France ne peut aligner dans ses rayonnages que 90 000 ouvrages. Ce nouveau monde est aussi une nouvelle économie virtuelle générant de nouveaux emplois bien réels, eux. C’est une nouvelle frontière pour les créateurs d’entreprises. Comme l’assure Joseph Kraemer, un consultant d’ATKerney “il y a des gens qui vont prendre avantage des nouvelles technologies pour doubler des entreprises mille fois plus puissantes dans le monde réel. C’est une occasion unique de se tailler des parts de marché conséquentes, avec des moyens raisonnables. Dans trois ans, il sera trop tard”. Qu’ils soient ingénieurs, spécialistes du multimédia, cadres commerciaux en rupture de salariat, ils attaquent, bourrés d’ambition, directement un marché mondial peuplé d’internautes zappeurs. Le plus gros problème de ces conquérants du monde virtuel est surtout de se faire connaître, ce qui s’avère difficile lorsque l’on estime à plus de 400 000 le nombre de commerçants déjà installés sur le Web (moins de 200 en France). (Enquête de deux pages des Echos 02/07/1998)