difficultés. Après avoir perdu plus de 200 millions de dollars depuis 1995 et enregistré, au cours du deuxième trimestre 1998, une perte de 30 millions de dollars pour un chiffre d’affaires de 47 m...

difficultés. Après avoir perdu plus de 200 millions de dollars depuis 1995 et enregistré, au cours du deuxième trimestre 1998, une perte de 30 millions de dollars pour un chiffre d’affaires de 47 millions, le groupe laisse entendre qu’il afficherait au cours des troisième et quatrième trimestres des pertes encore plus importantes. Pour tenter de s’en sortir, Syquest prévoit non seulement de licencier la moitié de ses salariés, soit près de 1 000 personnes, mais aussi de fermer son unique site de production aux Etats-Unis. Tout en n’échappant pas à l’effort de restructuration, l’usine malaisienne du groupe continuera la fabrication des disques durs amovibles Syquest. Les analystes financiers restent sceptiques sur les chances de survie du groupe. Après avoir atteint en 1995 un cours de 18 dollars, le titre n’est plus qu’à 55 cents. Bien que la qualité de ses produits n’ait jamais été remise en cause, Syquest souffre notamment de la concurrence de Iomega et de son produit Zip ainsi que de la conjoncture morose sur un marché de la micro-informatique tiré par les produits bas de gamme. Bien qu’ayant vendu sur les six premiers mois de l’année 1998, 450 000 produits (contre 240 000 sur l’ensemble de l’exercice 1997), Syquest résiste mal à la guerre des prix. (Les Echos 10/08/1998)