En effet, le 12 mai dernier, devant le peu d'empressement manifesté par un cabinet de recrutement à le convoquer, un étudiant de troisième année d'HEC, David Hirschmann, se plaint en envoyant un e...

En effet, le 12 mai dernier, devant le peu d'empressement manifesté par un cabinet de recrutement à le convoquer, un étudiant de troisième année d'HEC, David Hirschmann, se plaint en envoyant un e-mail à tous les élèves de son école. Fatima D., une élève de première année lui répond en lui faisant la morale. Recevant en retour une missive injurieuse signée Hirschmann, furieuse elle la diffuse immédiatement à ses copains. L'échange, relayé de proche en proche, fait en quelques jours le tour de la planète, via New York et Tokyo. Bien qu'affirmant que son courrier a été piraté et qu'il n'est pas l'auteur du second message, David se retrouve grillé dans toutes les entreprises où travaillent d'anciens élèves d'HEC. Au nom du "code de conduite HEC" pour avoir publiquement dénigré l'entreprise auprès de laquelle il s'était porté candidat, son école envisage de prendre des mesures disciplinaires à son encontre pouvant lui coûter son diplôme. Toutefois, maigre consolation, il est devenu un héros sur Internet. Les militants de la défense de la vie privée ont ouvert une dizaine de sites consacrés à sa défense en tant que "'martyr de l'espionnite des employeurs". (L'Express - 3/06/1999)