Malgré l'approche des échéances de l'Europe monétaire, les femmes restent, dans leur grande majorité, hostiles à l'euro. 44 % des femmes françaises estiment que l'euro est une mauvaise idée (32 % se...

Malgré l'approche des échéances de l'Europe monétaire, les femmes restent, dans leur grande majorité, hostiles à l'euro. 44 % des femmes françaises estiment que l'euro est une mauvaise idée (32 % seulement d'hommes). 42 % seulement lui sont favorables (56 % d'hommes). En Allemagne, 24 % de femmes approuvent l'euro (34 % d'hommes). Même chose en Italie où l'on trouve 68 % de partisans de l'euro chez les hommes contre 55 % chez les femmes, ainsi qu'en Grande-Bretagne (38 % contre 26 %) et en Espagne (54 % contre 39 %). Selon un expert à la commisson de Bruxelles "c'est un phénomène inquiétant. Si vous lui trouvez une explication, dites-la nous cela nous intéresse". Les experts de la cellule "euro" à Bercy "mènent acutellement des analyses fines sur la question pour mieux comprendre et affiner la communication". Les femmes faisant le plus souvent les courses seront les premières à affronter les problèmes de conversion, d'arrondis et de gestion du budget. D'autres raisons sont avancées par les sondeurs, comme un déficit d'information. Pour sa part, Philippe Méchet de la Sofres indique "parmi les personnes âgées, les femmes sont plus nombreuses que les hommes. Or les personnes âgées sont plus réservées que les jeunes sur l'euro". (Libération - 11/03/1998)