informatique. La réunion consacrée au crime informatique du G8 s'est achevée mercredi. (voir la revue de presse du 11/12). Une dizaine de propositions d'actions et autant de grands principes ont été...

informatique. La réunion consacrée au crime informatique du G8 s'est achevée mercredi. (voir la revue de presse du 11/12). Une dizaine de propositions d'actions et autant de grands principes ont été adoptés. Néanmoins, prouvant que les Etats prennent très au sérieux la menace que fait courir la mise en réseau de la planète, les experts de la délinquance liée aux nouvelles technologies de l'information étudiaient encore hier à Washington plus spécialement le cyberterrorisme. En France, le ministère de la Justice avoue de "récentes tentatives de pénétration" de réseaux publics. Selon le Centre d'information et de documentation de l'assurance, les pertes liées à des "malveillances intervenues dans l'exploitation des moyens informatiques" atteignent 7,8 milliards de F. Le service d'enquêtes sur les fraudes aux technologies de l'information, rattaché aux affaires économiques de direction de la police judiciaire a, pour sa part, été associé en 1996 à 273 procédures pénales. Au cours de la réunion du G8, Alain Richard, le ministre de la Défense, a insisté sur la nécessité d'éviter la naissance de pays liés à la criminalité informatique. Néanmoins, le développement d'Internet ne remet pas en cause, pour la France, toutes les règles pénales. Les 8 pays ont décidé dans l'immédiat de mettre en place un service de police opérationnel 24 h/24, permettant ainsi une coopération en "nanosecondes". (La Tribune - 12/12/1997)