Smart city

Les GAFAM, rois du solaire et de l'éolien ?

  • 03 Mai
    2018
  • 2 min

Les stratégies énergétiques des géants du web façonneront-elles celles des entreprises et des services publics de demain ?

Les grandes entreprises technologiques que sont les GAFAM jouent un rôle notable sur la scène écologique mondiale. Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft sont en effet des acteurs importants de l'énergie verte. Selon les chiffres de Bloomberg New Energy Finance, ils ont d'ailleurs été les principaux acheteurs et utilisateurs mondiaux d'énergies renouvelables l'an passé – d'abord parce que celles-ci sont essentielles dans le contexte actuel de changement climatique, mais aussi parce qu'elles permettent de produire l'électricité la moins chère du marché. En 2017, Google a d'ailleurs acheté suffisamment d'électricité issue d'énergies renouvelables pour compenser l'électricité consommée par ses bureaux et centres de données (particulièrement consommateurs en raison du volume d'informations traitées et stockées) ; c'est-à-dire que pour chaque kilowattheure d'électricité consommé dans le cadre de ses activités, l'entreprise a acheté un kilowattheure d'électricité produite à partir d'une ferme solaire ou éolienne. Apple a également annoncé le mois dernier que l'intégralité de ses installations fonctionnaient désormais grâce à de l'électricité issue d'énergies renouvelables (son nouveau siège, en Californie, est lui aussi alimenté à 100% par les énergies renouvelables). Et alors que Walmart ambitionne de couvrir la moitié de ses besoins énergétiques grâce aux énergies renouvelables, la question de savoir si les autres secteurs industriels et les entreprises plus petites suivront cette tendance se pose. Si l'empreinte carbone du web est particulièrement importante (l'industrie des technologies de l'information et des communications est à l'origine de 2% des émissions mondiales de CO2 – autant que l'aviation), il semble toutefois que la transition vers les énergies propres ne se fera pas sans les GAFAM.

Rédigé par Marie-Eléonore Noiré