Le suspense durera encore trois mois. C'est le temps que laisse la Commission européenne à l'entreprise publique européenne Galileo JU, pour choisir qui de iNavSat (EADS, Thales) ou de Eurely...

Le suspense durera encore trois mois. C'est le temps que laisse la Commission européenne à l'entreprise publique européenne Galileo JU, pour choisir qui de iNavSat (EADS, Thales) ou de Eurely (Alcatel, Finmeccanica), exploitera pendant vingt ans le système européen de navigation satellitaire, Galileo.

L'annonce est tombée cet après-midi, alors que certains média comme le quotidien allemand Die Welt, donnaient déjà gagnant le consortium iNavSat. Rien n'est joué donc entre les deux candidats toujours en lice. La Commission a fait savoir que l'un et l'autre avaient "substantiellement améliorés leur offre originale".

L'une des questions clefs des négociations finales portera sur le partage des risques dans le financement du projet satellitaire. De fait, le futur concessionnaire devra investir dès le départ 1,4 milliard d'euros afin d'assurer les deux tiers du coût de déploiement des trente satellites prévus pour couvrir le projet. L'autre tiers sera financé par l'Union européenne.

Selon une étude commanditée par la Commission européenne, le chiffre d'affaires annuel du marché créé par ce système devrait représenter 500 millions d'euros, en 2020… Le pari reste donc osé.

Quoi qu'il en soit le contrat de concession doit être signé avant la fin de cette année.

(Atelier - groupe BNP Paribas - 01/03/2005)