l'an 2000. Selon une enquête d'IDC réalisée en France à la demande de l'éditeur américain de logiciels Compuware, 90 des 100 grands comptes français interrogés ont intégré dans leur schéma directeur...

l'an 2000. Selon une enquête d'IDC réalisée en France à la demande de l'éditeur américain de logiciels Compuware, 90 des 100 grands comptes français interrogés ont intégré dans leur schéma directeur l'an 2000 "la cartographie des applications concernées (localisation des dates) est achevée dans 85 % des cas". La prise de conscience a été relativement tardive puisque "53 % des entreprises interrogées ont mis en oeuvre leur projet depuis moins d'un an et en moyenne chacune d'entre elles à 5 514 programmes, soit 1 450 198 lignes à réviser". Selon de nombreux consultants, les directeurs informatiques sont à l'origine de cette mobilisation tardive. En effet, ces derniers ne se sont pas pressés pour prévenir leur direction générale que ce problème technique risquait de se révéler très coûteux. Toujours selon IDC, les tests des logiciels représentent 25 % des coûts des projets, leur modification 20 %. Le passage à l'an 2000 pour les établissements bancaires français est estimé à 20 milliards de F. Selon l'enquête IDC "seules 27 % des entreprises interrogées ont une connaissance chiffrée du coût de leur projet". L'association TaskForce 2000 mise en place en Grande-Bretagne pour sensibiliser les dirigeants estime que le passage à l'an 2000 coûtera 50 milliards de dollars pour les 4 millions d'entreprises britanniques. (Les Echos - 30/09/1997)