Ayant demandé au ministère de l'Intérieur d'inspecter les ordinateurs de ses 200 000 abonnés pour déceler leur éventuelle vulnérabilité à un virus, le fournisseur d'accès SingNet a présenté ses ex...

Ayant demandé au ministère de l'Intérieur d'inspecter les ordinateurs de ses 200 000 abonnés pour déceler leur éventuelle vulnérabilité à un virus, le fournisseur d'accès SingNet a présenté ses excuses dimanche à ses abonnés pour être allé rechercher ce virus sur leur ordinateur sans leur permission. Dans une ville-Etat où le gouvernement contrôle déjà étroitement ses administrés, cette indiscrétion a fait craindre aux abonnés que même le cyberespace soit étroitement surveillé. SingNet a reconnu que le ministère, gérant aussi la police et les services de sécurité intérieure, l'a aidé à rechercher un virus nommé "Cheval de Troie". Filiale de Singapore Telecommunications, l'une des plus grosses sociétés cotées d'Asie, SingNet contrôle la moitié du marché des abonnements à l'Internet de Singapour où une personne sur cinq environ utilise le réseau. (La Tribune - Libération - 3/05/1999)