C’est à la fin de 2001 qu’IBM décidait de se lancer dans un projet de réalisation d’une plate-forme de développement Java open source à laquelle il souhaitait voir adhérer un maximum de ...

C’est à la fin de 2001 qu’IBM décidait de se lancer dans un projet de réalisation d’une plate-forme de développement Java open source à laquelle il souhaitait voir adhérer un maximum de spécialistes de cette technologie. Le pari est aujourd’hui partiellement réussi, puisque le géant informatique est déjà parvenu à convaincre 47 fournisseurs parmi lesquels Oracle, HP ou Sybase.

Mais certains des plus importants acteurs du marché des environnements de développement informatique, comme Sun Microsystems ou BEA Systems, freinent encore leur adhésion Eclipse. Malgré un investissement de 40 millions de dollars, IBM a donc décidé de faire plus discret afin de fédérer un maximum de protagonistes autour de sa plate-forme qui permet d’intégrer différents outils de développement et pas seulement des applications Java.

La promotion d’un tel projet pourrait connaître un coup d’arrêt en Europe si le Parlement européen vote la loi sur les brevets et les logiciels informatiques, condamnant les initiatives en faveur de l’open source. Cette sanction a déjà été retardée d’un mois devant l’ampleur de la polémique, mais il est fort probable qu’elle soit inéluctable, malgré l’opposition affichée de plus de 1 000 sites Internet, 500 PME, 150 000 pétitionnaires, et en dépit des avis négatifs de la Direction « Société de l’Information de la Commission Européenne ».

(Atelier groupe BNP Paribas – 10/09/2003)