Il y a les médaillés d’or, d’argent ou de bronze. Il y a les couronnes de lauriers, les tours de stade des athlètes qui brandissent le drapeau de leur pays au-dessus de leur tête, les cris de...

Il y a les médaillés d’or, d’argent ou de bronze. Il y a les couronnes de lauriers, les tours de stade des athlètes qui brandissent le drapeau de leur pays au-dessus de leur tête, les cris de joie, les encouragements du public. A Athènes, on danse le sirtaki pour ces champions du stade qui côtoient les divinités. Et puis, il y a les autres. Il y a cet athlète qui est arrivé un bon quart d’heure après le premier au 1500 mètres. Il y a ce nageur qui termine ses longueurs alors que le public est parti depuis longtemps. Il y a cette sportive qui a fait tomber toutes les haies sur son parcours, ce sauteur à la perche qui est passé en dessous de la barre fatidique, cette gymnaste qui a effectué sa réception à plusieurs encablures de son tapis… Pour tous ceux-là, que l’on ne reverra peut-être plus que dans de mauvais best of télévisés, il y a un site Internet. Jonathan Crowe, écrivain et webmaster canadien, est l’auteur de ce site qui consacre les grands perdants des jeux olympiques d’Athènes. Pas de moquerie chez ce Jonathan-là, qui explique la raison d’être de son site : « Because they’re there, and you’re not ». (Eux, ils y sont, au moins. Pas vous.) Une devise qui fait quelque peu écho à celle du fondateur des nouveaux Jeux olympiques, le sieur de Coubertin, qui aurait très certainement apprécié la démarche de ce Jonathan… www.mcwetboy.net. (Atelier groupe BNP Paribas – 27/08/2004)